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Accueil >> Patients >> Études de cas >> Genou >> Reconstruction du ligament croisé antérieur



Reconstruction du ligament croisé antérieur

Étude de cas fournie par le docteur David Sweetnam FRCS (Ortho) diplômé de médecine du sport, Londres, Royaume-Uni. Le nom du patient a été modifié dans un souci de confidentialité.

La pratique du ski peut être excitante, mais elle peut également être dangereuse pour les genoux, comme l’illustre le cas ci-dessous.

Présentation

Le deuxième jour de ses vacances au ski, June, âgée de 27 ans, s’est tordu le genou droit après avoir emmêlé ses skis avec ceux de son voisin au moment de se lever du télésiège.

Au moment de la chute, qui a eu lieu très lentement, June a ressenti un « pop » à l’intérieur du genou droit. Par la suite, lorsqu’elle a essayé de se mettre debout, son genou est immédiatement devenu instable et se dérobait sous son poids. Il était clair pour June qu’elle était incapable de se tenir debout et de descendre seule la piste de ski. En conséquence, les secours ont été appelés sur la piste et June a été descendue par l’équipe médicale de la station de ski.

Une fois à la station, il a été conseillé à June de mettre de la glace sur son genou et elle a été emmenée immédiatement au cabinet du médecin de la station. Le médecin a déclaré que June n’avait pas de fracture, ce qui a été confirmé par l’examen radiologique. Néanmoins le médecin suspectait une déchirure ligamentaire au niveau du genou et lui a recommandé de porter une attelle pour le reste des vacances. Il l’informa également qu’elle ne devait pas faire de ski pendant le reste de ses vacances, et qu’elle devait consulter un médecin à son retour au Royaume-Uni.

Comme il est de pratique courante dans les stations de ski, June a également reçu des injections de fluidifiant sanguin, qui sont conçus afin de prévenir la formation de caillots, en particulier pour les gens qui rentrent chez eux par avion.

Diagnostic

À son retour au Royaume-Uni, June a consulté un chirurgien orthopédique à l’hôpital, sept jours s’étant écoulés depuis sa blessure. June éprouvait toujours des difficultés à marcher normalement, ces difficultés étant en partie dues au port de la gouttière qui lui avait été prescrit à la station de ski.

Lors de l’examen, le spécialiste a clairement établi que June était incapable d’étendre complètement la jambe et que celle-ci était toujours gonflée. Un examen plus poussé a montré une certaine sensibilité à la mobilisation du genou vers l’intérieur, suggérant une lésion du ligament collatéral interne (LCI), le ligament situé à l’intérieur du genou.

Le médecin a également suspecté une déchirure du ligament croisé antérieur (LCA), l’un des ligaments situés au milieu du genou. Cependant, le gonflement du genou rendait difficile l’évaluation complète de l’état de ce ligament et le médecin a suggéré de pratiquer une IRM (imagerie par résonance magnétique). L’IRM permet d’examiner clairement les tissus mous, les ligaments et les cartilages du genou. Le spécialiste a reçu le résultat au bout d’une semaine ; pendant l’intervalle il a recommandé à June de voir un kinésithérapeute pour l’aider à récupérer certains mouvements.

Après analyse, l’IRM a confirmé que June ne souffrait pas simplement d’une entorse modérée du LCI (stade 2) mais également, comme le suspectait le médecin, d’une rupture complète du LCA. Par chance, aucun des cartilages du genou de June n’ont été atteints. Par conséquent il n’y avait pas d’urgence à intervenir chirurgicalement et il a été suggéré qu’elle continue la kinésithérapie pour le moment.

 IRM du genou montrant la rupture grave du LCA (flèche rouge)]

Lorsque June a revu le médecin pour la troisième fois, environ six semaines plus tard, elle a indiqué que si l’amplitude de ses mouvements s’était grandement améliorée, elle ressentait toujours une sorte d’« instabilité » du genou. Elle avait également vécu un épisode où elle avait senti son genou « se dérober » alors qu’elle sortait de sa voiture.

Alors que la douleur au genou ne semblait pas une question importante pour June, il était évident que la sensation d’instabilité l’inquiétait grandement. Comme June était une jeune femme active, elle a décidé, à la suite d’une discussion avec son médecin, qu’il serait sage de subir une reconstruction chirurgicale du LCA.

Intervention chirurgicale

Trois semaine plus tard, Jude subissait une intervention de reconstruction du LCA sous endoscopie ou chirurgie arthroscopique.

 Intervention sous arthroscopie]

Durant l’intervention, deux tendons de June, prélevés à la partie postérieure du genou ont été utilisés pour reconstruire le LCA arraché. Afin de « recueillir » les tendons, le chirurgien a pratiqué une petite incision verticale de 2 cm à la face antérieure du tibia et deux autres trous plus petits sur le devant du genou.

L’opération a été réalisée sous anesthésie générale et a duré environ une heure.

Naturellement, à la suite de l’opération, le genou de June était très raide et une grande quantité de glace a été utilisée pour éviter un gonflement trop important du genou. Immédiatement après l’opération, le kinésithérapeute a travaillé avec June pour l’aider à retrouver l’amplitude de mouvement de son genou et lui a fait réaliser des exercices pour lui permettre de marcher sans béquilles.

Bien que de nombreux patients opérés sous arthroscopie quittent l’hôpital le jour même de l’intervention, en cas de chirurgie plus importante, comme la reconstruction du LCA, le patient reste généralement à l’hôpital quelques jours pour travailler avec le kinésithérapeute comme cela a été évoqué.

Résultat

Deux semaines après l’intervention, June a revu son médecin qui a retiré les points de sutures de son genou. Son genou avait presque retrouvé une amplitude de mouvement complète mais le médecin lui a conseillé de continuer à travailler avec le kinésithérapeute pendant encore quelques mois.

Le médecin lui a précisé qu’il était important d’attendre la « prise » de la greffe avant de reprendre son exercice physique habituel. Pendant ce temps, elle a continué de travailler avec le kinésithérapeute sur une série d’exercices qui n’exercent pas de contraintes sur la greffe, tout en permettant au muscle de la jambe de se reconstituer.

June a suivi ce conseil et a continué de travailler avec le kinésithérapeute avant de retourner dans sa salle de gymnastique après plusieurs mois. Elle a continué à bien progresser, reprenant la course à pied au bout de trois mois et le tennis cinq mois après l’intervention. Comme elle l’espérait, June a pu pratiquer à nouveau le ski la saison suivante, environ 10 mois après la blessure.

 

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